Les groupes sont classés par ordre chronologique d'apparition dans l'histoire, depuis les Traditions Moyenageuses jusqu'au 20ème siècle.



Surplombant Namur, Bouge fête le dimanche des brandons, premier dimanche de carême, le Grand Feu le plus célèbre de Wallonie. Cette tradition se perpétue depuis plus de mille ans.
La confrérie a conçu en 1961 un géant qui préside les festivités. Il s'agit d'un personnage historique : Don Juan d'Autriche, fils de Charles Quint et mort à Bouge en 1578. La construction du bûcher représente 3 mois de travail et plus de 8.000 fagots de branches de sapin. Première fête marquante du calendrier annuel namurois, cette festivité rassemble plusieurs milliers de spectateurs chaque année.
Rue du Beau Vallon, 88 - 5002 Saint-Servais
Tel : 081.73.33.33
GSM : 0476.39.04.03
Fax : 081.73.23.30
president@grandfeudebouge.be
Classé parmi les plus anciens géants de nos régions, le « Goliath namurois » est apparu dès 1458 dans la procession de la «Ducasse» en l'honneur de la Vierge (c'est à dire la procession annuelle de dédicace ayant lieu le 2 juillet). Au cours du 1611 siècle, on lui donnera une compagne, Madame Goliath, puis la famille s'agrandira avec trois enfants (deux filles et un fils). Jules Borgnet nous en a laissé une description dans une étude citée par A.Colard dans le « Guetteur Wallon » (no 4 1934): « Goliath, géant d'osier revêtu de toile pointe en rouge et noir, couleurs de la et garnie de gros boutons dorés. Il porte une perruque en mousse. Au 16ème siècle, il portait une hallebarde; au 17ème siècle, une épée. La femme de Goliath portait une perruque du même genre, elle avait au cou une chaîne dorée», une fraise empesée, un rabat bien paré et monté ; leurs deux filles avaient des rabais et leur petit garçon un « escoussoir » (fouet), un mouchoir et un collier. ».
Au 18ème siècle, les « Aurjouwants (autre dénomination usitée à Namur) se verront exclure des processions et malgré quelques brèves sorties, lis semblent après 1862 devoir sombrer définitivement dans l'oubli. Fort heureusement au début de ce siècle (en 1906), la ville se souviendra de ses anciens géants et les fera reconstruire grâce à l'initiative du peintre namurois Henry Bodart qui en réalisera les dessins en s'appuyant sur la documentation four¬nie par l'archéologue A. Oger.
L'existence des géants namurois a donc connu des fortunes diverses (tout comme les autres géants des villes belges)... mais à l’occasion de leur récente réapparition, plus d'un pourrait se poser des questions sur l'origine et la signification première de ces monstres d'osier.
10, rue G. Verbeeck - 5001 Belgrade
administration@folknam.be


La chanson de geste des "quatre fils Aymon" a connu une grande vogue en pays wallon. Elle aurait été imaginée à la fin du XIIème siècle, probablement par un moine de l'abbaye de Stavelot. En voici les grandes lignes.
Le Baron Aymon de Dordogne, prince des Ardennes, était venu à Paris présenter à l'empereur ses quatre fils : Renaud, Allard, Guichard et Richard.
L'empereur les avait armés chevaliers. A cette occasion, leur cousin Mugis leur avait offert un cheval fée, qui avait le don d'allonger son dos pour pouvoir les porter tous les quatre. Ce merveilleux cheval s'appelait "Bayard".
Pendant leur séjour à Paris, Renaud se prend de querelle avec Bertolai en le frappant d'un coup d'échiquier sur la tête. Après cette querelle qui avait pris brusquement un tour si tragique, les quatre frères durent s'enfuir montés sur leur fameux cheval. Ils regagnèrent leur pays d'Ardennes et s'y construisirent une forteresse : Montessor. Nous sommes obligés de dire que cette forteresse porte plusieurs noms.
Ils croyaient pouvoir y vivre en sécurité, mais l'empereur avait la rancune tenace. Un jour, un pèlerin de passage lui apprît où se trouvaient les proscrits.
Charlemagne aussitôt rassembla son armée et partit assiéger Montessor. Mais le château résista à tous ses assauts. Charlemagne allait-il devoir renoncer ?
Un traître, alors, lui offrit ses services. C'était Hervieu de Lausanne. Moyennant quelques promesses, il se présente seul au château, se disant victime de la tyrannie de l'empereur et demandant asile aux quatre frères, on l'accueillit comme un ami. Mais, la nuit venue, il se glissa le long des murs, évitant les hommes de garde et ouvrit une poterne par où l'armée de Charlemagne entra dans la place. Une fois encore, les quatre frères devaient fuir... Leur fidèle Bayard les emporta vers d'autres aventures. Après deux ans de haine et de poursuites, Charlemagne consentit enfin à faire la paix avec eux...
Ces héros légendaires ont laissé beaucoup de traces dans la tradition. Autrefois à Namur, les quatre fils Aymon, montés sur leur cheval Bayard, figuraient dans la partie profane de la procession de la dédicace. Ce cheval était une énorme machine d'osier représentant Bayard et que des porteurs, cachés sous la houssière, faisant avancer.
L'après midi du même jour, il était de tradition à Namur de représenter des "mystères" (pièces religieuses). Pendant des siècles, la seule pièce que les Namurois purent applaudir fut"la moralité des quatre fils Aymon" devenue plus tard "l'Histoire du Cheval Bayard".
L'imagination populaire a en outre localisé des sites et des épisodes de la fameuse épopée en plusieurs endroits du pays de Namur.
Enfin, le souvenir le plus connu de la légende des fils Aymon est sans nul doute le "rocher Bayard" à Dinant. Ce rocher remarquable portait déjà ce nom en 1355. Selon Jean d'Ardenne toutefois, il se trouvait soudé à la montagne rocheuse jusqu'au XVIIème siècle. La chute d'un bolide l'aurait détaché de la falaise dont il était une arête avancée. Aucun autre chroniqueur ou historien ne cite explication dont on ignore les sources. Voici ce que nous rapporte la tradition dinantaise au sujet de ce rocher: "...montés sur Bayard et poursuivis par Charlemagne, les frères arrivèrent un jour au sommet d'un rocher dominant la Meuse. Le vide et la rivière leur barraient la route. Déjà l'empereur croyait tenir ses ennemis. Mais, soudain, Bayard, frappant le rocher de ses sabots, s'enleva d'un bond prodigieux et alla retomber sur l'autre rive. Les coups de sabots furent si forts qu'une partie du rocher se détacha de la montagne...".
En 1997, de part la volonté de FolkNam, Bayard a fait sa réapparition, carcasse remise à neuf, celui-ci est prêt à parcourir de nouvelles aventures...
10, rue G. Verbeeck - 5001 Belgrade
administration@folknam.be



Apparus pour la première fois à Namur en 1571, les Chevaux Godins appartiennent au domaine des géants processionnels et des monstres d'osier.
Appelé en français « cheval jupon », ce mannequin à tête de cheval accompagnera les Aurdjouants (Géants traditionnels de Namur) et le fameux Cheval Bayard dans la procession annuelle de la dédicace. Largement répandus en Wallonie, les chevaux godins avaient souvent pour rôle de maintenir l'ordre dans les processions et les cortèges. C'est sans doute dans ce but que le cavalier du cheval jupon namurois tenait en main un bâton de cuir bourré de poils avec lequel il écartait les curieux. Mais en même temps, la tâche des Chevaux Godins étaient de divertir le public en caracolant et en manoeuvrant brusquement dans le cortège ; il leur arrivait même de pourchasser les spectateurs en provoquant les rires.
10, rue G. Verbeeck -
5001 Belgrade
administration@folknam.be


Blanche de Namur, née entre 1313 et 1318 est l'aînée des filles du Comte Jean Ier de Namur et de Marie d'Artois.
On raconte que Magnus II Eriksson, roi de Suède et de Norvège, fut séduit par la grâce et la beauté de la jeune Namuroise pendant l'été 1334, alors qu'il faisait route pour la France en quête d'une épouse et qu'il s'était arrêté dans un château de Flandre.
La princesse s'embarqua pour la Scandinavie en août 1335. Elle était accompagnée de son frère, le comte de Namur Philippe III, et ne devait jamais revoir les rives de la Meuse.
Le 24 juin 1336, à Stockholm, Blanche était couronnée reine de Norvège, de Suède et de Scanie. Blanche de Namur mourut en 1363.
10, rue G. Verbeeck -
5001 Belgrade
administration@folknam.be


En l'an 1429, nous suivons le corps d'armée de Bourgogne en vue de protéger le Comté de Namur, qui est menacé par les milices Liégeoises. Nous sommes "La Compagnie Franche" troupe à la solde du Duc de Bourgogne, Philippe le Bon. Notre but est la reconstitution de la vie en campagne d'une "LANCE" à cette époque noire du Comté de Namur.
Pour notre défense, nous disposons d'armes d'hasts, canons à mains, haches d'armes, hallebardes, dagues. Pour nos campagnes, nous possédons des tentes avec leurs mobiliers fidèlement reconstitués pour la vie d'époque. Pour les repas, une tente d'intendance équipée de vaisselle en bois et fermée avec des claies de noisetier. Lors des sièges, un mantelet et des claies nous protègent. Pour nos déplacements, en campagne, un chariot a été reconstitué suivant des dessins de l'époque, celui-ci peut-être chargé de l'ensemble de nos bagages. Notre "lance" est constituée d'un capitaine avec son servant, d'un piéton armé, d'une vouge, d'une couleuvrine. Pour ce qui est de l'intendance, une chambrière nous accompagne ainsi qu'une femme libre. Pour nos âmes, un moine nous suit.
Etienne Dozot : rue de Maizeret, 73 - 5101 Loyers - 081/58.12.83
Roland Laloux : chemin Bois de Gazia, 6 - 5002 Saint-Servais - 081/74.47.47


La Confrérie de la Malemort est une a.s.b.l. qui fut créée en 1992 par quatre namurois passionnés du Moyen Age.
Elle a pour but la promotion de l'époque médiévale à travers des spectacles de reconstitution historique et des animations diverses. Son activité principale se développe autour du thème d'une troupe de mercenaires du quatorzième siècle, pendant la Guerre de Cent Ans. La spécialité de la Malemort dans l'art du combat à pieds lui permet de recréer l'ambiance des plus petit tournois jusqu'aux batailles et sièges de places fortes.
Dans le cadre des festivités namuroises, elle met en scène la famille et la garde du comte de Namur au temps de Guillaume Ier le Riche.
Allée de Menton, 21 -
5000 Namur
Gérald Hénin : 0475/39 77 41
ca@malemort.net



En 1577, Philippe II, Roi d'Espagne et frère naturel de Don Juan désigna celui-ci Gouverneur des dix-sept provinces des Pays-Bas.Son rôle était de combattre les états généraux (Guillaume d'Orange), rétablir l'autorité du roi d'Espagne et surtout préserver la religion catholique contre les protestants. En juillet 1577, il se rendit à Namur pour rencontrer la " Reine Margot " et il profita de cette occasion pour prendre la Citadelle. Il repoussa ensuite les états généraux vers Gembloux, d'où il revint victorieux. La Belgique et la Hollande étaient nées. Il se retira alors à Bouge où il décéda du typhus en septembre 1578.
L'Escorte de Don Juan d'Autriche rappelle un épisode de notre passé militaire et représente le peloton d'hallebardiers wallons au service de l'Espagne. La rencontre de Don Juan d'Autriche et de la Reine Margot sur l'île de La Plante (Namur) donna naissance à la légende d'Ophélie.
10, rue G. Verbeeck - 5001 Belgrade
administration@folknam.be



Depuis plusieurs siècles, le jeu du drapeau fait partie de la très riche tradition folklorique namuroise.
Le jeu du drapeau est d'origine militaire. Notre jeu, tel que pratiqué dans le Namurois doit provenir d'Espagne, comme en témoigne le nom d'Alfer donné au joueur de drapeau : au-delà des Pyrénées, « alférez » désigne l'officier porte-étendard. Le jeu aurait été introduit chez nous durant la période des Pays-Bas espagnols (1555-1715), soit par des soldats ibériques en garnison dans nos contrées, soit par d'anciens soldats des Gardes Wallonnes au service des rois d'Espagne. Sur les champs de bataille, les ordres étaient donnés par des mouvements du drapeau.
Et l'habitude s'est prise, lors de cérémonies, de « jouer » du drapeau. C'est ce jeu du drapeau, originaire d'Espagne, héritage de notre passé, que perpétuent les Alfers namurois.
Pierre-Paul Mouzelard : 081/224129
Frédéric Bister : 0497/414885


La Compagnie aux Tricornes remémore les compagnies bourgeoises namuroises de la fin du 17ème siècle. Durant la guerre de la ligue d’Augsbourg, Namur fut le siège des troupes françaises et hollandaises. Les compagnies bourgeoises aidaient, entretenaient et gardaient les droits de leur bonne ville. Ces hommes juraient d’être bon et loyal au Roy et à la ville de Namur.


Les " Bragards " sont apparus lors de la féerie de Namur en 1952, mais ils existaient déjà sur papier en 1951. Cette frairie était représentée par de jeunes gens pour animer les kermesses, " la dicausse " en wallon. Au repos en 1982, elle reparaît en 1987 grâce à la persévérance de Jean-François Degée ancien bragard de son jeune temps.
Le " Bragard " est le digne représentant de notre illustre Jean-Biétrumé Picar : habillé d'une veste en queue de pie, d'un pantalon trois quart froncé, coiffé d'un tricorne et décoré d'une colorette ; le tout en noir et jaune, couleurs de la ville de Namur.Jean-Biétrumé est un pur namurois, né le 1er août 1704 et qui dans sa jeunesse ne se priva pas de faire des farces à l'occupant de la ville : dépôt de savon sur les pavés lors des tours de ronde, criant au chien " enragé " le jour du marché, sonnant les cloches au milieu de la nuit. Notre héros, se calmant quelque peu, épouse le 26 mai 1753 après quelques péripéties Trinette Lewaré. Sa mort ? Elle nous est inconnue car aucun cimetière de Namur ne connaît sa tombe...
Et ce nom " Bragard "? Après de nombreuses recherches, nous avons découvert qu'il nous vient de Napoléon. Voyant ses soldats épuisés, fourbus, couchés dans la boue, il confia ces mots à un de ses généraux nommé Braget " les braves gars que voilà " et ceux-ci, illettrés, écrivirent à leur famille " nous sommes des BRA GAR ".
Le premier char naquit en 1952. Il se composait d'un canon non dirigeable. En 1955 , on y ajouta la tour du guetteur puis le Beffroi, le tout étant suivi d'un deuxième char en forme d'escargot, emblème de Namur, tout deux distribuant les confettis. En 2002, suite à l'octroi d'un substantiel subside de la ville de Namur, les Bragards ont réalisé un tout nouveau char et deux tours, celles déjà citées et qui sont placées à la demande lors des sorties. Ce dernier se nomme Trinette en souvenir de l'épouse de Jean-Biétrumé.
Un conseil : si vous croisez un bragard, attendez avant de secouer votre chevelure, un deuxième, un troisième peut surgir….. puis le char qui lui aussi est aussi au rendez-vous !
François Bleus : 1, rue Denis Georges Bayar - 5000 Namur
wilmet.c@skynet.be

On se demande souvent (et les Etrangers en sont fort intriqués) pourquoi, dans la proche banlieue namuroise (aujourd'hui dans le Grand Namur), existe une localité qui porte un authentique nom slave : Belgrade (la ville blanche). Les Namurois vont dormir de leur dernier sommeil à « Belgrade ». Ses origines sont liées à une coutume du Vieux Namur. Au 18ème siècle, pendant la semaine, les Namurois demeuraient dans leur ville entourée de puissantes fortifications. Ainsi, les dimanches et jours de fête, éprouvaient-ils un réel besoin d'évasion, le désir de gagner la campagne, de « s'ébrouer ». C'était la sortie hebdomadaire extra muros, hors ville. Or, il était reconnu que les Namurois en promenade, aimaient se désaltérer, éprouvaient le besoin de se sustenter, car ils passaient pour être portés « sur leur bouche » (Namur li glote). Aussi, la banlieue namuroise était-elle parsemée de cabarets et de guinguettes.
Jusqu'au 18ème siècle, le territoire sur lequel s'élève aujourd'hui Belgrade comprenait presque exclusivement des champs et des campagnes, dépendant du village de Flawinne. L'endroit lui-même était dénommé la Haie-le-comte. Au Moyen-Age, le comte de Namur y avait possédé une réserve de gibier, fermée d'une haute haie. Celle-ci avait fini par disparaître. Or, à la fin du 17ème siècle, la route de Namur à Nivelles, qui traversait les campagnes de la haie-le-comte, fut peu à peu pavée jusqu'aux environs de Temploux, si bien que les Namurois prirent l'habitude d'en faire un but de promenade, lors de leur sortie hors ville. L'affluence des promeneurs eut un résultat inévitable, des guinguettes apparurent. Ce fut un certain Hubert Gaine qui, en 1719, eut l'idée - sacrifiant à l'actualité - de créer un établissement champêtre dénommé « A Belgrade ».
L'année précédente, en 1718, les villes de Belgrade et de Témesvar avaient été enlevées aux Turcs, après plusieurs siècles de domination musulmane. Des régiments wallons avaient participé à ces glorieux faits d'armes. Dans les Pays-Bas autrichiens, des grandes réjouissances furent ordonnées à cette occasion.
Ce qui montre combien l'actualité était appréciée, c'est qu'en 1720, non loin du cabaret « A Belgrade » surgit un cabaret concurrent « A Timisvar ». Puis d'autres guinguettes apparurent : « La double rose », « les trois cornets », « le pot d'or couronné », etc. mais aucun n'obtint le succès de « A Belgrade » ? Le » vieux nom de la Haie-le-comte tomba en désuétude, le nouveau hameau, formé principalement de guinguettes, retint le nom sonore de Belgrade.
Il faut savoir que les propriétaires de ces guinguettes eurent un véritable trait de génie, celui de confectionner des tartes en vue des visites du dimanche. Or, au 18ème siècle, on ne faisait des tartes dans les villages qu'à l'occasion de la dicausse ou kermesse locales (des tartes en roues de chariot). AU nouveau hameau, les Namurois trouvèrent des tartes tous les dimanches et des tartes excellentes, car les tenanciers des guinguettes se révélèrent de véritables artistes dans cette spécialité, d'où le sobriquet de « Tautis » (fabricants de tartes) qui leur fuit attribué et qu'on doit prendre dans le meilleur sens du terme, d'où aussi le dicton qui ne tarda pas à se répandre (encore connu aujourd'hui) : « C'est todi dicausse à Belgrade » (c'est toujours la ducasse à Belgrade).
Aujourd'hui, dans notre folklore, une confrérie dite « des Chevaliers de la Tarte et de la Pompe » qui s'est créée à Belgrade, a pour but de rappeler le passé du village sous toutes les formes possibles.
Cette confrérie présente dans les fêtes namuroises un char rappelant un de ces dimanches des Namurois chez les « Tautis ». Attablés à la terrasse de la fameuse guinguette, quelques promeneurs namurois, ainsi que deux ou trois militaires autrichiens de la garnison, en train de déguster la fameuse tarte ou de se rafraîchir ... à la bière.
Jean-Claude Toussaint : Avenue Jean Pochet, 60 - 5001 Belgrade - 081/731073 - 0475/696572
jcltoussaint@skynet.be


Notre littérature dialectale à ses débuts du XVIIIème siècle.
Dans notre ville, on n'a pas écrit de pièces en wallon avant cette époque. La première œuvre du genre que nous connaissons est datée : c'est " PASKEYE " sur la porte Hoyoul publiée en 1730 à l'occasion de la démolition de cette porte (troisième enceinte urbaine). Cette composition qui n'est pas sans mérite est anonyme.
Le premier auteur wallon namurois dont le nom soit parvenu jusqu'à nous est Jean-Charles Benoît. C'est un chansonnier populaire. Issu d'un milieu fort modeste, il naquit à Namur le 12 septembre 1707 (du moins, il fut baptisé ce jour là). Vers 1754, il devint agent de police, "sergent de ville", comme on disait alors, d'où ce nom de "sergent Benoît", sous lequel il est passé à la postérité. Il s'est marié deux fois. Sa première épouse, Juliette Walteer étant décédée le 21 juillet 1766, il envola en secondes noces le 9 avril 1769 avec Marie Christine Defays. Une de ses chansons a pour titre "dja one feume comme on houzard (hussard)". L'une des deux épouses fut-elle l'inspiratrice de cette chanson ? Laquelle ? On ne sait pas. Sur le déclin de sa vie, Benoît devenu veuf, obtint une place à l'hospice Saint Gilles. Il y mourut le 12 janvier 1784.
En ces temps-là, aucun examen de capacités culturelles n'était exigé pour entrer dans la police communale. Jean-Charles Benoît était dépourvu d'instruction. Quand il avait composé une chanson, (sur un air connu, un air à la mode) afin de la faire connaître au public, il avait recours aux bons offices de son camarade "Carême" qui lui servait à la fois de secrétaire et d'imprésario.
Ce personnage nous ne connaissons que son surnom, singulièrement évocateur, à vrai dire, sans doute était-il peu pratiquant sur le chapitre jeune et abstinence. Nous savons seulement que c'était un solide gaillard qui exerçait le métier de : portefaix. Quand il était en possession d'œuvres nouvelles, "Carême" circulait en ville avec une table. Aux carrefours, il plaçait celle-ci, se hissait au-dessus, et, du haut de cette tribune improvisée, il entonnait de sa plus belle voix les chansons de son ami.
Le sergent Benoît était doué d'une imagination vive et d'une verve caustique. Ses chansons obtenaient du succès. On en chantait encore au début du XIXème siècle. Son chef-d'œuvre est assurément la chanson intitulée "Les Houzards". Dans un langage imagé, il dépeint les méfaits d'un détachement de hussards envahissant un village namurois pendant la guerre de succession d'Autriche (1740-1748).
Au temps de la splendeur du cortège historico-folklorique "Marie Spilaer", Benoît et son ami Carême apparaissaient chaque année dans le cortège des Fêtes de Wallonie.
(extrait de " Florilèges de Folklore Namurois " édité par le CCW dans les années 1970)
10, rue G. Verbeeck - 5001 Belgrade
president@folknam.be


Le 1er Régiment d'Infanterie des États Belgique – Unis dit de Namur représente une troupe de la Révolution brabançonne. Le régiment compte soldats, officiers et cantinière et défile au son du fifre et du tambour. Il tire des salves et exécute des charges à la baïonnette. Ils sont habillés en bleu suivant la tradition de l'époque. L’uniforme est une reconstitution aussi fidèle que possible des tenues de 1789-90. Ce régiment se joint aux autres combattants au 18ème siècle pour échapper au joug autrichien.
Avenue de la Pairelle, 14b -
5000 Namur
marina@apub.be



1789...La Révolution Brabançonne... Namur, à l'instar des autres régions qui allaient constituer la république des " Etats Belgiques Unis ", se mobilise contre les Autrichiens. Des volontaires affluent pour composer le régiment... Certains d'entre eux, jugés trop faibles, trop petits ou trop jeunes, se voient refuser cet honneur. Qu'importe !... Obstinés, ils obtiennent d'être enrôlés dans un bataillon spécial. Cela dit, pourquoi dépenser de l'argent pour équiper une telle unité ? Les uniformes seront taillés dans un drap de rebut de couleur jaunâtre. Les Canaris sont nés !... Et bien nés !...Très vite, ils vont s'illustrer par leur courage et un sens du combat qui préfigure celui des commandos ! Selon un chroniqueur, la seule vue de leurs uniformes jaunes suffit à mettre l'ennemi en fuite.
Reconstitué en 1972, ce bataillon, fort d'une trentaine de passionnés, a sa " caserne " à la Citadelle de Namur. Il y effectue, durant plusieurs week-ends de la saison d'été, des défilés et des simulacres de combats. Sanglés dans des uniformes fidèlement reproduits, grisés par le son du fifre et des tambours, les " nouveaux Canaris " tirent des salves, chargent à la baïonnette, selon des commandements et un drill d'époque. Une date à ne pas manquer : le second samedi de juillet, jour de leur grande parade. Pour la petite histoire, sachez que les canaris étaient commandés par Jean-Baptiste Dumonceau, futur héros des campagnes Napoléoniennes. Notre canari sera d'ailleurs anobli par l'aigle impérial III.
Emmanuel Fivet : Rue G. Verbeeck, 10 - 5001 Belgrade (Namur)
info@canaris1790.be


C'est à Namur, que la dernière campagne de Napoléon, celle de 1815, a connu son suprême dénouement. En 1970, quelques habitants de Vedrin s'étaient réunis pour créer, sous le nom de "Marche Saint Eloi" une compagnie de grenadier du 1er Empire. C'est ainsi que cette troupe de "Grenadiers" vedrinois représente cette tranche d'histoire dans notre folklore namurois. La " Marche Saint Eloi " célèbre ses fastes chaque année le 1er mai à Vedrin et elle participe à l'animation des grands moments de la vie namuroise.
Loïc Decoux : 3, rue Fosses à l'eau - 5020 Vedrin - 0478/792653
dexlo@caramail.com

Au moment où éclate la Révolution de 1830, Namur est, après Anvers, la place forte la plus importante des Pays-Bas du sud ; après Anvers encore, elle possède la garnison la plus nombreuse et 120 bouches à feu se trouve en batterie à la citadelle. La libération de la ville sera l’œuvre des Namurois, aidés par des volontaires accourus des villages voisins et d’Andenne.
Constant Henri de Montpellier de Vedrin appartient à une très ancienne famille du Namurois.
A la tête des volontaires de Vedrin, il s’était déjà distingué dans les combats de Bruxelles les 25 et 26 septembre 1830, en pénétrant à plusieurs reprises dans le parc. Il allait ensuite revenir combattre à Namur avec ses hommes. « C’est à la voix mâle et énergique de ce grand citoyen, écrira un biographe qui avait combattu sous ses ordres, que les habitants de Vedrin se rassemblèrent le 1er octobre pour marcher sur Namur, dès que le son du canon et du tocsin les eut avertis que les Namurois étaient aux prises avec les Hollandais… ».
A la tête de ses volontaires, donnant l’exemple du courage et du sang froid, il se posta fort avantageusement pour faire pleuvoir une grêle de balles dans les rangs des soldats qui défendaient la Porte Saint-Nicolas. Cette porte était une des mieux équipées en défenseurs. Vers deux heures de l’après midi, les volontaires de Sclayn et ceux d’Andenne étant arrivés en renfort, ensemble, ils s’emparèrent de cette porte, qui était aussi attaquée de l’intérieur par des Namurois. La perte de celle-ci porta un coup fatal aux Hollandais qui quelques jours après évacuèrent la ville. En 1832, un contemporain, bien informé, le baron de Stassart écrivait dans un rapport officiel : « De tous les évènements de notre révolution, la prise d’une place forte telle que Namur est, peut-être, le plus extraordinaire. »
La ville de Namur remit un drapeau d’honneur à la commune de Vedrin en souvenir et en récompense de la part qu’elle avait prise dans les combats qui s’étaient déroulés en cette ville le 1er octobre 1830. La cérémonie avait eu lieu sur la Grand-Place (Place d’Armes) le 19 décembre 1830.
Ce drapeau fut confié, avant la fusion des communes, par le dernier bourgmestre de Vedrin à la Marche Saint-Eloi qui venait de créer une compagnie de volontaires. Constatant la fragilité de ce vénérable emblème, l’association eut la bonne idée de faire réaliser une copie pour ses défilés.
Les volontaires 1830 de Vedrin, vêtus de sarraus bleus et armés, escortent ce drapeau, chaque année le troisième dimanche de septembre, au Pèlerinage du Souvenir lors des Fêtes de Wallonie de Namur. Au son des tambours et des fifres, ils participent également à diverses manifestations patriotiques : commémoration des journées de Septembre à Bruxelles, défilé du 21 juillet, ...

Créé en 1991, le groupe de musique traditionnelle "Accordance" souhaite faire (re)découvrir cette musique, ainsi que la pratique active des danses qui y sont liées. Cela se fait le plus souvent par le bal, le... « bal folk »! Mais "Accordance" se veut aussi disponible pour toutes animations de fêtes : fêtes de familles ou d'associations, mariages, cocktails, bals pour enfants, animations de rue, concerts, et toutes autres circonstances.
Qu'est-ce donc que la musique traditionnelle ? C'est une musique populaire, jouée sur des instruments dont la fabrication est l'oeuvre d'artisans-luthiers. Notre répertoire est régional, produit d'un terroir et d'une histoire, souvent lié à des rites anciens, à des fêtes calendaires et aux caroles médiévales. Les danses qui accompagnaient cette musique (ou réciproquement...) se déroulaient en général en plein air, à l'époque des foires, des fêtes patronales, sur les places de villages ou dans les cours des châteaux...
La démarche d'Accordance est délibérément opposée au « folklore figé et poussiéreux » ; notre répertoire, dans d'optique revivaliste du « folkboom des années 70 » (souvenez-vous du « Temps des Cerises » à Floreffe), est de nos régions de Wallonie (branles, maclottes, scottishs, polkas, valses, mazurkas,...) mais aussi de Flandre, du Centre-France (bourrées...), de Bretagne, d'Alsace, d'Irlande, ou d'ailleurs..., de la Renaissance au 20e siècle ! La musique et la danse traditionnelle n'ont pas de frontières et se rient du temps. Dites-vous bien aussi que la tradition a toujours évolué; si une tradition n'évolue plus, elle meurt, tout simplement !... Que vivent donc la Musique et la Danse traditionnelles !
Accordance se compose actuellement de 5 musiciens qui jouent: Épinettes, Petite percussions, Vielle à roue, Accordéon diatonique, Guitares, Flûtes à bec, Flûte traversière,et 1 animateur des danses (explication des pas)
Philippe Lebeau : 149 Boulevard de la Meuse - 5100 Jambes - 081/300974
accordance_be@yahoo.fr


Folknam Musique Trad est un projet d'animation culturelle du Namurois autour de la musique folk et des airs traditionnels à danser
Les groupes fondateurs de Folknam Musique Trad, en consacrant une partie de leurs prestations, sinon tout leur répertoire, aux oeuvres musicales wallonnes, entretiennent et transmettent de façon vivante le patrimoine culturel local. Ils prolongent par leur pratique d'animation populaire cette pratique de la musique folk et des danses traditionnelles.
Michel Berhin : 14, chemin des Criquets - 5020 Malonne - 081/44.03.04




